Un glacier vient de se fendre en morceaux d’après une image capturée par la NASA

La NASA a capturé une image aussi grandiose qu’inquiétante : un gigantesque glacier vient de se fendre en morceaux

Le glacier de l’île du Pin, à l’ouest de l’Antarctique, est un des courants glaciaires du continent austral fondant le plus rapidement. Des photos satellites viennent nous le prouver, puisque un nouveau morceau d’iceberg, gigantesque, vient de s’en détacher.

Le réchauffement climatique continue ses ravages. Fin octobre 2018, une équipe du magazine National Geographic, installée à bord d’un avion survolant à 450 mètres de hauteur le glacier de l’île de Pin, a pu constater le détachement d’un immense bloc. La formation de ce nouvel iceberg a émerveillé autant qu’inquiété les scientifiques, ainsi que les photographes de la NASA. L’agence spatiale a fourni des images impressionnantes du bloc fendu.

Ce dernier est en train de se morceler en plusieurs sections, qui formeront des icebergs indépendants. Dans un premier temps, la découverte parait unique voir grandiose : « Il est très difficile de mesurer l’ampleur de ce que nous regardons. Mais c’est absolument incroyable. Spectaculaire ! » Brooke Medley @ National Geographic.

La chercheuse, après l’émerveillement, tient à mettre en garde, puisque la fameuse île de Pin pèse comme une menace pour l’humanité : « L’île du Pin et le glacier voisin de Thwaites sont responsables de 5 à 10 % de l’élévation du niveau de la mer bien qu’ils ne représentent que 3 % de l’Antarctique. »

Sur la piste des icebergs fugitifs

Si des détachements de ce type représentent des évènements naturels, les scientifiques  et le public portent de plus en plus attention à ce phénomène a cause de leur fréquence grandissante. Les images satellites semblent indiquer que le glacier fraîchement détaché, renommé B-46, se serait formé il y a quelques semaines seulement, aux alentours du 27 octobre. Très prochainement et sous l’effet du vent et des courants de l’océan austral, ce cher B-46 devrait se brisera.

En 2015, le glacier de l’île de Pin déjà (PIG pour les intimes), a vêlé un iceberg de plus de 582 km2. Beaucoup, n’est-ce pas ? Mais toujours insignifiant comparé à « l’Iceberg fugitif », de son nom scientifique le A-68, qui s’était détaché de la barrière de glace « Larsen C » en juillet 2017, pour une étendue avoisinant les 5 800 km2. Soit soixante fois la taille de Paris !

 

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